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25 Septembre 2020

  • 28 mars 2025
  • 3 min de lecture

bis repetita...


L'automne est arrivé. En deux jours on est passé d'un splendide été qui jouait les prolongations à une automne bien humide et frisquet.


Je mentirai en disant que ça ne me réjouit pas. J'ai toujours beaucoup préféré l'automne aux autres saisons. La foret qui sent l'humus, le ciel lourd et plombé de nuages, le vent quand il n'est pas trop cinglant, même le son de la pluie.


Et par dessus tout, le feu dans le poêle qui ronfle, le canapé sur lequel est jeté un plaid en fausse fourrure (eh oui... Je suis à la source... Ce que vous avez dans vos cols et capuches, moi je l'ai en version XXL... ^^) Le chien indolent qui ronfle au chaud, le plat qui mijote à la cuisine.


Cette année est une année hors normes à bien des niveaux pour énormément de gens, mais d'un point de vue tout à fait égo-centré, elle l'est aussi pour moi.


Il s'en est tellement passé cette année ! Tellement de choses ! Il est encore très tôt pour faire un bilan, elle n'a pas fini de nous réserver des surprises, mais assise après une longue semaine au chaud avec un verre de vin, je rêvasse :


L'atelier d'abord... Cette chance incroyable, cette surface. Ces courants d'air, ces portes qui ferment mal.


Cette ambiance... Incroyable.


Les travaux faits comme par miracles par une armée entière d'amis - dont certains que je ne savais pas tant être des amis - travaillant comme des brutes sans rien demander en retour qu'un sandwich et un merci du fond du coeur.


Cet atelier qui me ressemble tellement que j'ai fini par y emménager... Et le bonheur que j'y ressens quand les machines sont éteintes et que les amis me rejoignent pour un diner improvisé au milieu des mannequins et des rouleaux de tissu.


La peur ensuite. La pandémie. L'incroyable élan général de tous ceux possédant une machine à coudre pour essayer de pallier le manque de masques. Des semaines en apnée à travailler comme des dingues tout en désinfectant les outils, en fermant les portes et en s'usant les mains au savon et au gel Hydro-alcoolique.


Et, chance ultime, elle m'aura épargnée. Je n'ai pas eu de proches atteint gravement, tous les gens qui me sont chers sont là, en forme.


Et puis Raph, blessée. Assez gravement pour nécessiter plusieurs hospitalisations, un tour dans le camion des pompiers et pas mal de métal dans le corps.

Et Raph qui guérit, qui se bat et qui reviens, la rage au ventre et les mains toujours aussi habiles.


On pourra dire qu'on en a vu quelques unes ensemble hein ?


Et maintenant cet automne qui arrive et qui ouvre une nouvelle page.


Et vous qui êtes toujours là. Qui - pour chacune de ces péripéties - nous avez abreuvées de messages de soutien, qui nous avez fait confiance même quand nous avons mis des mois à vous livrer, vous qui restez bienveillant(e)s en toutes circonstances, qui êtes enthousiastes, souriant(e)s.


Vous qui avez ajouté du fromage (!), des tisanes, du chocolat, des petits gâteaux, des petits mots, des masques suspendus à vos commandes et colis revenus pour une petite retouche...


Vous êtes juste incroyables.


Alors ce soir, comme cela m'arrive parfois, je prend le temps de faire une petite pause et de savourer.


Savourer le verre de vin pris au coin du feu, savourer l'avancée générale de la Cavalière... Ce bébé né il y a bientôt 4 ans qui commence à m'apporter de très belles satisfactions. Savourer la chance aussi.


Et rêver aux prochaines étapes.


Pour illustrer cette brève d'entrepreneur, une petite photo : l'état de l'atelier ce soir après une semaine incroyablement productive - c'est à dire dans un désordre indescriptible - mais qui signifie que nous avons vraiment bien bossé.


Prenez soin de vous. J'espère que vous aussi arrivez à savourer un peu, beaucoup ou passionnément les années qui passent.

Passez une belle soirée.

N



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