top of page

19 Aout 2019

  • 28 mars 2025
  • 3 min de lecture

Nous entamons la "saison 4" de la série "je monte ma boite".


Les banquiers sont toujours trop lents, on est repartis pour un bilan de plus. Oui cela implique à mon grand regret, des comptables.


On exhume la paperasse, on fait couler des cafés, on couds des fringues on creuse le découvert, on cherche des tickets de carte bleue que je m'obstine à ne pas ranger. Comme un sursaut, comme une rébellion... Non, je ne rangerai PAS mes tickets de CB !

Que je regrette chaque année mais que je répète.


Septembre pointera le bout de son nez dans quelques jours à peine, je n'ai pas vu passer l'été et pourtant j'ai eu l'impression de rester en apnée pendant trois mois.


Peut être - certainement - que l'année prochaine sera pire.

Comme cette année fut plus rocambolesque que la précédente.


j'ai lu dernièrement une citation qui m'a fait réagir : "ce n'est pas parce qu'il y a des gens qui sont plus haut que toi sur la montagne qu'ils peinent moins à grimper, ils ont simplement surmonté ce que toi tu traverses maintenant".


Je ne sais pas qui a dit cela, mais c'est soit un alpiniste, soit un entrepreneur.

C'est ça qui est cocasse. Chaque année on a tendance à penser qu'on a affronté le dragon, qu'à partir d'un certain point on sera "arrivés", que tout cela va se calmer.


Mais pas du tout. Ça va empirer.


Les responsabilités vont grandir, la zone de confort va s'élargir et ce qui fut l'épreuve de l'année dernière deviendra la routine de cette année et nul ne peut anticiper les difficultés de l'année prochaine. Et mieux tu fais ton job, pire sera l'année prochaine.


Et c'est en réalisant cela qu'on découvre qu'on est - ou pas - un entrepreneur.

De gré ou de force, parfois la vie ne laisse aucun autre choix que d'avancer, cela importe peu.


Que la volonté vienne de l'intérieur ou simplement du fait qu'on n'a pas d'autre voie, elle est quand même bien là et elle fait son job.


Cet automne qui se profile et dont je sens déjà les premières odeurs le matin en promenant les chiens, je l'attends et je le redoute un peu.

Mais j'ai la ferme conviction que nous sommes sur la bonne voie. Comme des alpinistes, on trouve un second souffle, on attaque de nouveaux sommets.

Et comme les alpinistes, on a besoin d'un petit moment d'acclimatation avant de passer en hypoxie : il faut savoir se laisser le temps de respirer avant de commencer à sérieusement manquer d'oxygène de son plein gré.


Il faut savoir soulever ce pied qui devient si lourd, soulever ce corps qui te fait croire qu'il fatigue. il faut savoir demander de l'aide, recruter des bras pour économiser son souffle.


Les 60 prochains jours ne seront qu'un immense décompte, mais le terme "immense" ne concerne que cette année, car l'année prochaine ce qui fut mon sommet ne sera qu'une taupinière, comme l'année précédente le fut et ainsi de suite.


Car c'est ainsi qu'on grandit. En acceptant et en continuant avec au creux du ventre la ferme intention d'y arriver. Quitte à recommencer plusieurs fois.


Et je parle de grandir en tant qu'humain, parce que au delà de tout, c'est bien le chemin qui importe, beaucoup plus que le but.


Je vous souhaite une bonne soirée



Commentaires


bottom of page