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14 Novembre 2019

  • 28 mars 2025
  • 3 min de lecture

Noyée entre les cartons d'Equita-Lyon a déballer et les journées qui raccourcissent, je peine à prendre le temps de venir vous voir ici et c'est bien dommage.


Car votre présence compte beaucoup pour nous.

Vous me connaissez, je ne suis pas du genre à me reposer sur des acquis, mais j'ai - chevillée au corps - une espèce de volonté qui parfois m'agace et me fatigue moi-même.


Et parfois, elle me porte. Je ne sais où.

Vers l'infini et au delà.


La semaine dernière, après avoir roulé toute une nuit au volant de ma voiture tractant (arg, j'ai HORREUR de tracter) un van aimablement prêté (double stress - pas casser !...) je suis enfin arrivée chez moi.


Il m'a fallu affronter la fiesta d'enfer réservée par mon chien. 40 minutes de tressaillements intarissables avant d'avoir le droit de me coucher, le jour se levant déjà.


A l'heure ou d'habitude je bois mon premier café.

Quelques heures de sommeil et ce fichu van à décharger.

Quelques heures de sommeil et retour à l'atelier. Etablissement des priorités et du stock, commande des coloris manquants, mise à jour des plannings de confection.


Un café. Bienfaisant. Nécéssaire.

Deux.

Dix.


Et déjà l'avenir qui vient sonner bruyamment à notre porte.


Je m'explique ; vous le savez, nous sommes "légèrement" à l'étroit dans l'atelier actuel. La faute à Raph qui bosse maintenant à plein temps. La faute aux trouzemille machines, aux mille mètres de tissu en stock, de galons, de portants, de cintres. La faute à mon enthousiasme.


La faute à qui vous voulez, le constat reste le même.


Et puis après 14 mois de recherche silencieuse, de projets avortés, d'élans dégonflés, voilà l'atelier idéal qui se présente.


Alors avec sous le bras mon retard de sommeil, j'ai honoré le rendez-vous que j'avais pris avant mon départ pour Lyon. Le rendez-vous pris avec un agent immobilier pour la signature du compromis de vente d'un nouvel atelier.


Et voilà ce truc énorme, ce projet farfelu, le voilà qui prend vie d'un coup d'un seul.

350m2.

Trois-cent-cinquante-mètres-carrés...


Quelques paraphes, une ou deux signatures, un coup de fil à la banque et une grosse montée d'angoisse plus tard, je réalise que dans deux mois, nous serons à nouveau en train de faire des cartons.


Et cet instant où je regarde autour de moi en me demandant comment ce serait humainement possible.

Alors vous savez quoi ? On va faire du ménage...


On va faire du vide...

On avait prévu de participer à plusieurs gros salons en 2020, les travaux et le déménagement vont nous en empêcher. Pas grave.


On avait prévu du stock pour pouvoir vous montrer notre savoir-faire, on n'aura pas l'occasion de le trimballer sur les routes avant un certain temps.


Pas grave.


Parce que si le coeur vous en dit, on va redonner du sens au mot "déstockage".


On va faire de la place en vous mettant en ligne à l'occasion d'une vente privée de fous - tous ces articles que nous avons patiemment confectionnés en prévision des salons.


Parce qu'on n'a pas du tout envie de tout remballer, de tout ré-empaqueter pour déménager...

Parce que Noel approche et que tous ces articles sont déjà existants, prêts à vous rejoindre sous le sapin.

Parce qu'il y en a pour tous les goûts, dans toutes les tailles et que l'idée de les garder sous la poussière le temps de créer notre nouveau lieu de travail me déprime, parce que je vais pouvoir vous les proposer à prix cassés (et ça n'arrivera pas souvent, croyez moi !), parce que je préfère les mettre dans les boites d'expédition que dans les cartons.


Alors à ceux qui ont eu le courage de me lire jusqu'ici : je suis preneuse de toute forme d'énergie possible mais surtout, j'espère que vous serez des nôtres fin Novembre pour découvrir plusieurs mois de travail et pêcher le vêtement de vos rêves.


Je vous souhaite une belle soirée, demain on est déjà vendredi... Et je n'ai - encore - rien vu passer.

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