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11 Décembre 2020

  • 28 mars 2025
  • 2 min de lecture

Vous commencez à le savoir, je suis une grande émotive.

Asperger diagnostiquée, il y a des choses qui me touchent fort alors qu'elles peuvent sembler anecdotiques à d'autres. Mais soit : je suis faite comme cela, je m'y habitue.


Il est des clientes qui deviennent des amies. De ces amies qu'on n'appelle jamais, mais dont on sait que le téléphone est toujours allumé et le coeur toujours ouvert. Et réciproquement.


De ces amies qui créent des conversations hors frontières, sans chichis, sans filtres alors même qu'on ne s'était jamais rencontrées. Jusqu'il y a peu, pas de visage sur cette amitié.


Deux personnes, globalement de la même génération, dans deux métiers très différents mais finalement pas tant que ça : deux entrepreneuses.

Avec des hauts, des bas.


Ce soir, mon amie M a un gros bas. Et moi j'ai reçu hier de belles photos, pleines de lumières, d'une femme qui a du cran, qui avance et qui regarde droit devant elle.

Et aujourd'hui la vie lui a dit "non, pas comme ça".

Quel contraste !


Alors même qu'elle rayonne sur ces photos, la vie vient de lui mettre un bâton de plus dans les roues.


Oh, ce n'est pas très grave. Un bâton quand on est armée, ce n'est pas grand chose ! Demain il fera jour, demain elle se lèvera avec de nouveau l'envie de se battre, mais ce soir, elle est fatiguée et découragée.


Combien d'entre nous connaissent ce sentiment là ?

Tous(tes) je pense...


Parce que quand on aime les chevaux, les animaux, on apprend très vite que la vie ne fait pas toujours comme on l'a prévu. On apprend vite à réagir, à changer de cap, on s'adapte.

Alors ce soir, je célèbre les femmes qui comme M font front, font face.

Celles qui sont capables de se prendre des coups de massue et de se relever.

celles qui savent danser, chanter, rire et se jouer de toutes ces difficultés que nous traversons.

celles qui savent construire sur des ruines, celles qui ont eu plus que leur compte de malheurs mais choisissent de regarder les bonheurs.


Parce que nous sommes toutes comme cela... Nous avons toutes des moments où on se sent faibles, amoindries...

Il n'empêche que demain il fera jour.


Demain, de nombreux équidés compteront sur vous pour manger, demain vous affronterez mille difficultés et malgré cela vous y arriverez. On y arrive toutes.


Quand je pense que depuis des siècles on encense les "hommes" de chevaux, je me dis que ces auteurs là n'ont jamais rencontrés des "femmes" de chevaux.


Ces auteurs là n'ont pas saisi la puissance de la volonté qu'une femme est capable de déployer.


Demain il fera jour. Il fera peut être mauvais mais nombre d'entre nous iront nourrir dans la pénombre et le crachin glacial, avant leur café, avant leur douche.

Et on est toutes pareilles... On en est fières.


M : ca va aller. Ils avaient tort. Tu le sais.

A toi de le leur prouver


P.S. la veste vient de chez nous. Mais elle n'a pas grand chose à voir dans l'histoire. Sauf que peut-être elle a tenu chaud quand M a eu froid. Et encore



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